|
2.5.
AMÉLIORER LES GRANDS ÉQUIPEMENTS
La
qualité de vie des habitants, l’identité même de la métropole
ainsi que son attractivité régionale et sa renommée nationale
et internationale, sont aussi liées à la qualité et à la
disponibilité des équipements.
On peut identifier trois niveaux d’équipements : ceux de
renommée et d’attractivité nationale et internationale,
ceux de niveau métropolitain et ceux nécessaires à l’échelle
communale et intercommunale.
Les équipements retenus dans le cadre du schéma directeur
concernent l’enseignement, la santé, les sports, les loisirs
et la culture.
La complexité de la gestion et de l’animation de certains
équipements ainsi que les compétences éclatées et souvent
croisées entre les différentes collectivités locales rendent
difficiles la définition des priorités et les choix territoriaux.
L’histoire de la métropole et l’existence de plusieurs pôles
urbains importants rendent particulièrement délicate cette
approche qui, de toute façon, nécessitera une négociation
appropriée en cours d’exécution.
2.5.1.L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
ET LA RECHERCHE
Le développement de l’enseignement supérieur et de la recherche
figure parmi les toutes premières priorités de la métropole.
Celle-ci accusait un retard certain en ce qui concerne le
pourcentage de bacheliers et de diplômés, mais ce retard
est aujourd’hui en grande partie comblé. Le projet stratégique
de métropolisation nécessitera néanmoins un effort supplémentaire
pour atteindre le niveau d’excellence.
L’Académie
de Lille a vu ses effectifs d’étudiants doubler au cours
des vingt dernières années. Elle est passée, au milieu des
années 1990, au second rang national par le nombre d’étudiants
et compte aujourd’hui 150 000 inscrits (rentrée 2000), dont
20 000 dans le privé. Pour faire face aux développements
futurs, deux nouvelles universités, Artois et Littoral,
ont été créées.
|
|
Elles connaissent une évolution très importante : en 2000,
on comptait 11 000 étudiants sur chacune de ces universités
ainsi qu’à Valenciennes.
Plus de 87 000 étudiants ont effectué la rentrée 2000 dans
l’arrondissement de Lille, répartis ainsi :
• Lille I (essentiellement à Villeneuve d’Ascq) : 20 500 étudiants
en sciences de la vie, sciences physiques et de l’ingénierie,
mathématiques et informatique, sciences économiques, sciences
humaines. Le secteur de la recherche est très actif : environ
60 laboratoires, dont un tiers associé au CNRS, 1 500 chercheurs
et une production annuelle de 1 000 communications et plus
de 250 thèses.
• Lille II (essentiellement à Lille) : 20 000 étudiants dans
les domaines de la santé, sciences juridiques, politiques,
économiques et de gestion, sciences et techniques des activités
physiques et sportives avec une grande ouverture permanente
sur l’international. On y compte 45 laboratoires, avec des
pôles importants en odontologie, dans le domaine des techniques
opératoires ainsi qu’à l’Institut de pharmacie.
• Lille III (essentiellement à Villeneuve d’Ascq et à Roubaix)
: 21 000 étudiants en lettres, sciences humaines et arts.
Avec un puissant centre audiovisuel, le plus important centre
de télé-enseignement de France, l’atelier national de reproduction
des thèses et vingt cinq accords de coopération avec des universités
étrangères, la renommée de cette université n’est plus à faire.
Huit laboratoires sont associés au CNRS (plus de 500 chercheurs).
• Les inscrits à la Fédération universitaire et polytechnique
de Lille sont environ 13 000 dont un tiers dans l’enseignement
supérieur : lettres, sciences humaines et religieuses, sciences
économiques, gestion, commerce et comptabilité, sciences médicales
et paramédicales, sciences et techniques. Les autres étudiants
sont inscrits dans d’autres instituts et écoles, et ne sont
pas comptabilisés dans les chiffres globaux de l’Académie.
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C’est l’ensemble universitaire privé le plus important et
le plus diversifié de France, il pratique des échanges avec
150 universités étrangères ; 800 chercheurs animent 32 laboratoires.
• Environ 8 000 étudiants fréquentent les grandes écoles :
écoles d’ingénieurs, écoles de commerce, l’école de journalisme,
l’école d’architecture et l’Institut d’études politiques.
Les écoles d’ingénieurs forment 10 % des diplômés français
de cette catégorie.
• Enfin, plus de 5 000 étudiants sont en classes préparatoires
aux grandes écoles. La répartition par ville des étudiants
est la suivante (année scolaire 2000-2001) :
| |
Nombre
d’étudiants |
| Lille |
36
530 |
| Villeneuve
d’Ascq |
40
009 |
| Roubaix-Wattrelos |
4
845 |
| Tourcoing |
2
040 |
| Armentières |
827 |
| Autres
communes |
3
259 |
| Total |
87
510 |
À
cela il faut ajouter près de 20 000 étudiants qui sont en
formation continue dans les structures mises en place par
les Chambres de commerce et d’industrie et la Chambre de
métiers.
Les grandes orientations
Le développement de l’enseignement et de la recherche est
un élément essentiel de la stratégie de rééquilibrage, de
solidarité et de renouveau de l’agglomération, car il exerce
un effet d’entraînement économique, d’animation et de dynamique
urbaine. L’enseignement supérieur crée des emplois directs
et indirects ; les universitaires et les chercheurs portent
un potentiel de développement indispensable à valoriser.
La création en 1993 du Pôle universitaire européen de Lille
est venue affirmer les ambitions d’ouverture internationale
des universités de la métropole.
S’il convient de rapprocher les premiers cycles universitaires
des lieux de résidence de leurs étudiants,
|
|
il est impératif de mieux répartir le développement des
universités en fonction de leur seuil de développement et
de favoriser l’émergence de sites forts à dimension européenne.
Le centre de Lille a accueilli la faculté de droit : cela
a donné l’occasion d’une vaste opération de reconquête urbaine.
Euralille participe au recentrage avec la nouvelle École
supérieure de commerce. L’Institut d’administration des
entreprises s’est installé dans l’ancien Hôpital général
du Vieux Lille.
Les deux campus de Villeneuve d’Ascq ont engagé des projets
de restructuration. En particulier, Lille I accueille des
pépinières d’entreprises et des activités de recherche et
de production à haute technologie.
L’option générale du parti d’aménagement est la localisation
d’une grande partie des futures implantations dans le nord
de la métropole, essentiellement à Tourcoing et Roubaix.
Le métro, déjà "chemin de l’université" depuis
la construction de la première ligne du VAL, a confirmé
cette vocation avec la ligne n°2 vers Roubaix et Tourcoing.
L’effort nécessaire dans le domaine du logement pour les
étudiants permettra des interventions dans des quartiers
à restructurer et une meilleure intégration des étudiants
dans le nord de la métropole. L’université apportera ainsi
sa contribution dynamique à la "ville renouvelée".
2.5.2. L’ENSEIGNEMENT DU SECOND DEGRÉ
À la rentrée 2000, plus de 140 000 élèves étaient accueillis
dans les établissements du second degré de l’arrondissement
de Lille répartis comme suit :
| |
Public |
Privé |
| Collèges |
44
517 |
26
275 |
| Lycées
(1) |
42
424 |
24
161 |
| Total |
89
941 |
50
436 |
| (1)
y compris les lycées professionnels |
Si,
à l’échelle de l’arrondissement, l’évolution démographique
n’implique pas de prévoir massivement de nouveaux établissements,
sur certains territoires de la métropole,
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l’augmentation
régulière des effectifs depuis plusieurs années conduit
à rechercher aujourd’hui des sites pour implanter de nouveaux
établissements, notamment un lycée pour la vallée de la
Lys.
2.5.3. LES ÉQUIPEMENTS SANITAIRES
La métropole dispose d’un niveau d’équipements sanitaires
adapté à son rôle de centre régional, une gamme complète
d’équipements de haut niveau (36 établissements publics
et privés) et des centres de recherche.
L’équipement hospitalier public, composé de 11 établissements,
s’organise autour de trois pôles :
• le centre hospitalier régional universitaire de Lille
comporte 2 757 lits en 1999 (3 080 lits en 1995), pour huit
établissements regroupés sur un site unique au sud de Lille.
Seul l’hôpital gériatrique "les Bâteliers" et
quelques équipements médico-psychiatriques restent situés
en ville. Le centre de traitement des cancers est situé
à proximité du CHRU ;
• le centre hospitalier de Roubaix, constitué de deux établissements
avec 1 540 lits en 1999 (2 040 lits en 1995) ;
• le centre hospitalier de Tourcoing, avec 929 lits en 1999
(1 210 lits en 1995).
Trois hôpitaux de taille moyenne, à Armentières (434 lits
en 1999), à Seclin (453 lits) et Wattrelos (67 lits), complètent
avec d’autres petites unités et maternités la couverture
territoriale.
Le secteur privé comporte 2 481 lits (en 1999), répartis
en vingt-cinq établissements dont certains participent au
service public hospitalier.
La diminution du nombre de lits des hôpitaux s’explique
par la réduction, lorsque c’est possible, de la longueur
des séjours.
Les personnes âgées disposent de plus de vingt centres pour
des longs séjours répartis sur l’ensemble du territoire
de l’arrondissement.
Deux importants établissements pour les soins psychiatriques
sont situés à Saint-André et à Armentières. Aujourd’hui,
la psychiatrie se développe de plus en plus comme un service
de proximité, l’effort s’oriente vers une
|
|
redistribution de l’offre de soins pour les villes de Roubaix,
Seclin, Hellemmes et Tourcoing.
Du point de vue géographique, on peut constater un équilibre
territorial pour les besoins de proximité et une très forte
concentration, dans le sud de Lille, de l’essentiel des soins
performants. Le renforcement des pôles de Roubaix et de Tourcoing
permettra d’améliorer l’offre de services de proximité. La
desserte, par métro et par fer, déjà bonne, a été récemment
complétée par l’extension du métro qui relie ainsi l’essentiel
des centres de soins entre eux.
La recherche médicale et pharmaceutique est très présente
avec deux centres de grande qualité :
• l’Institut Pasteur (700 personnes) est présent depuis plus
de 100 ans à Lille intra-muros ;
• l’Institut national de santé et de recherche médicale, dans
le site du CHRU.
Les projets de modernisation et de développement
L’actuel schéma régional de l’organisation sanitaire (SROS),
est un outil de planification jusqu’en 2004. Il permet de
rééquilibrer le territoire selon quatre bassins de vie, dont
le bassin de vie de la métropole lilloise. Les principes d’action
du SROS sont d’identifier les besoins de la population, de
garantir l’égalité d’accès aux soins, de moderniser le tissu
hospitalier et de monter en qualité. Les établissements de
santé ont signé un contrat d’objectifs avec l’Agence Régionale
de l’Hospitalisation Nord - Pas de Calais pour mettre en œuvre
les orientations du SROS.
La modernisation du CHRU engagée depuis 1989 a pour objectif
un regroupement de la quasi-totalité des activités médicales
sur un site unique afin d’optimiser ses ressources ; d’autres
établissements font l’objet, dans le cadre du SROS, de travaux
de modernisation.
L’ouverture en 1997 de l’hôpital Jeanne de Flandre, pôle périnatal
et pédiatrique de 441 lits (en 1999) a permis d’engager la
modernisation de l’ancien hôpital régional Claude Huriez.
Cette modernisation s’achèvera en 2004.
L’extension de l’hôpital Saint-Vincent, à Lille- Moulins fonctionnera
à partir de 2003, offrant un nouveau pôle mère-enfant de 242
lits.
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Après
Jeanne de Flandre, Saint-Vincent sera le second établissement
de ce type dans la métropole.
Globalement, les prévisions démographiques et le mode de
développement en réseau des grandes infrastructures hospitalières
ne semblent pas rendre nécessaire la planification de nouveaux
équipements sanitaires.
Le site Eurasanté, né en 1994, à Lille et à Loos, incluant
dans son périmètre le CHRU, développe des activités liées
aux nouvelles technologies appliquées à la santé et à la
médecine, ainsi que l’accueil d’organismes publics, tels
l’École de médecine implantée récemment, ou l’Établissement
français du sang dont la délocalisation depuis Paris confirme
la constitution d’un pôle français des produits biologiques
sanguins à Lille.
Aujourd’hui, Eurasanté comprend 7 hôpitaux, 3 facultés,
une école d’ingénieurs, 60 entreprises et 900 emplois. Ce
pôle illustre la position de la métropole lilloise dans
les premiers rangs de l’économie de la santé.
2.5.4. LES SPORTS ET LOISIRS
L’objectif est d’améliorer la qualité de vie des habitants
et l’attractivité de la métropole grâce à un bon niveau
d’équipements sportifs et de loisirs.
L’allongement de la durée de vie et la réduction du temps
de travail favorisent le développement des pratiques culturelles
et sportives. La métropole connaît un retard en équipements
de détente de type parcs d’agglomération et parcs intercommunaux
: combler ce retard est une priorité.
Les équipements sportifs de haut niveau
Ils permettent les compétitions nationales et internationales
et assurent ainsi le rayonnement de la métropole. Parmi
les plus importants :
• le stade de Villeneuve d’Ascq (21 600 places) ;
• le stade Grimonprez-Jooris (21 000 places) ;
• le vélodrome de Roubaix (3 100 places) ;
• le palais des sports de Saint-Sauveur (2 500 places).
D’autres équipements permettent des compétitions sportives
de niveau national :
|
|
• la piscine olympique de Lille ;
• le complexe sportif Gaston Berger de Lille ;
• l’hippodrome de Marcq-en-Barœul ;
• les golfs de Bondues et de Brigode ;
• le dojo de Wasquehal ;
• les terrains de la ligue de tennis de Marcqen- Barœul.
Ces équipements sont concentrés au centre de l’agglomération,
dans la ville de Lille et sa proche couronne, ce qui permet
une bonne accessibilité par les transports en commun et favorise
les synergies. La prise de compétence communautaire en la
matière pourrait apporter les moyens d’une accélération des
transformations des sites de haut niveau.
Les équipements de loisirs
Sans vouloir décliner tous les équipements de proximité qui
ont un rôle intercommunal et permettent des pratiques intéressantes
et attractives, on peut identifier :
• les centres équestres de Villeneuve d’Ascq, Marcq-en-Barœul,
Roubaix, Willems, Phalempin, Bondues, Ronchin, Haubourdin,
Frelinghien, Houplines, Hem, Herlies, Seclin, Bousbecque ;
• les terrains de golf à Marcq-en-Barœul, Bondues, Villeneuve
d’Ascq (Brigode, Sart), Thumeries, Ronchin, Herlies et Hem
;
• les plans d’eau, pour la pratique d’activités nautiques,
base des prés du Hem à Armentières et le lac du Héron à Villeneuve
d’Ascq, qui seront complétés dans le cadre des projets de
parcs d’agglomération ;
• les aérodromes pour les sports aéronautiques (Bondues, Merville
- hors arrondissement - et Lesquin).
Les projets
Pour pouvoir offrir et organiser des rencontres de niveau
international, il faut poursuivre l’effort de construction
et de développement d’équipements sportifs de haut niveau,
capables d’accueillir plus de spectateurs dans les meilleures
conditions de confort. Un palier qualitatif important reste
donc à franchir. Les principaux projets sont :
• l’extension à 35 000 places du stade Grimonprez-Jooris à
Lille, pour laquelle un concours d’architectes a été lancé
en 2001 ;
• un parc récréatif et sportif à Lezennes - Ronchin Lesquin
- Villeneuve d’Ascq ;
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•
la construction d’un grand palais omnisports qui manque
à la métropole. Le site de l’Union, à Roubaix-Tourcoing,
est l’un des sites d’implantation possibles ;
• un équipement nautique pour le sport et les loisirs, à
l’étude dans le cadre du réaménagement du centre de Tourcoing.
À l’horizon du schéma directeur, on ne peut exclure l’idée
d’un nouveau grand stade conçu comme un équipement polyvalent
pour l’accueil de manifestations sportives, de spectacles
ou d’expositions et associé à une zone d’animation et d’activités.
Compte tenu du coût d’un tel projet, l’intervention du secteur
privé paraît indispensable. Le site d’implantation de ce
programme, forcément vaste (une cinquantaine d’hectares
ou plus pourraient être nécessaires), reste à préciser.
2.5.5. LES ÉQUIPEMENTS CULTURELS
Les activités culturelles concernent l’ensemble des habitants
et la vie de la ville. Elles constituent une clef du processus
de métropolisation et l’une de ses manifestations les plus
sensibles.
La métropole présente aujourd’hui un paysage riche et varié,
bien qu’hétérogène. Lille Métropole Communauté urbaine a
décidé de se doter en 2002 de compétences dans les domaines
des équipements, des réseaux d’équipements culturels et
des grands événements. Un schéma de développement culturel
est élaboré pour préparer cette évolution. La réflexion
est menée en concertation entre l’État et les collectivités
intervenant dans le domaine culturel, et en liaison avec
les acteurs de la culture. Elle est étendue à l’échelle
transfrontalière, car le public français et belge utilise
les possibilités offertes de part et d’autre.
À court terme, le choix de Lille comme capitale européenne
de la culture en 2004 constitue un événement majeur qui
va renforcer l’audience de la métropole grâce à la qualité
des manifestations prévues et aux équipements réalisés à
cette occasion.
Parmi ceux-ci, les "maisons folies" sont des projets
innovants associant lieux de pratiques et de présentations
artistiques (pour les arts plastiques, le design, le spectacle
vivant, la valorisation du
|
|
patrimoine, etc.) et lieux de convivialité et d’échanges inscrits
dans leurs quartiers.
Le spectacle vivant
La métropole lilloise est riche d’équipements culturels de
qualité et propose tout au long de l’année des spectacles
nombreux et divers. Ceci est particulièrement vrai dans le
domaine du spectacle vivant qui regroupe la danse, le théâtre
et la musique présentés dans différentes salles :
• des salles de 1 000 places environ telles, à Lille, l’Opéra,
le théâtre Sébastopol, le Palais de la Musique et l’Aéronef
et à Roubaix, Le Colisée ;
• des salles de 500 à 1 000 places, avec le Théâtre Roger
Salengro à Lille, La Rose des Vents à Villeneuve d’Ascq, le
Vivat à Armentières et le Théâtre municipal de Tourcoing ;
• un grand nombre de salles de moins de 500 places, avec notamment
l’Agora de Santes, siège d’un réseau de diffusion sur le territoire
des Weppes et les Arcades de Fâches-Thumesnil. Cet ensemble
est complété par le Zénith situé dans l’enceinte de Lille
Grand Palais d’une capacité de 6 000 places.
Des équipes de grande qualité, dont la notoriété dépasse parfois
la métropole, animent ces salles. Ce sont, notamment l’Orchestre
national de Lille, les Ballets du Nord, le Théâtre du Prato,
le Théâtre du Nord, et l’Atelier lyrique de Tourcoing. Il
existe en outre, dans le domaine du théâtre, de nombreuses
compagnies professionnelles dont certaines très actives en
matière de recherche théâtrale. Le domaine de la danse comprend
aussi un domaine de recherche avec "Danse à Lille"
et les compagnies de hip-hop, comme "Dans la rue la danse".
La réhabilitation de l’Opéra de Lille crée un nouveau pôle
de création artistique de dimension internationale.
Le secteur des "musiques nouvelles" est lui aussi
particulièrement foisonnant. Il est concentré sur les villes
centres de la métropole et relève de l’initiative des cafés
musiques et de quelques grandes salles telles l’Aéronef à
Lille, le Grand Mix à Tourcoing, le Gymnase à Roubaix, le
Splendid à Lille-Fives ou le récent lieu de musique amplifiée
à Comines et d’écoles de musiques nouvelles comme l’ARA à
Roubaix. De nombreuses salles
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privées
ou associatives contribuent à ce rayonnement.
L’enseignement musical est particulièrement important dans
la métropole avec un conservatoire régional à Lille, deux
écoles nationales, à Roubaix et Tourcoing et de nombreuses
écoles municipales.
Le patrimoine et les musées
Le patrimoine architectural de la métropole est très riche.
L’héritage des époques médiévales, baroque et classique
est particulièrement présent à Lille qui, outre la reine
des Citadelles, possède un centre historique remarquable.
Il est accompagné d’un important réseau d’églises, de chapelles
et de bâtiments hospitaliers comme la collégiale et l’ancien
hôpital de Seclin. Le rôle de ce patrimoine ancien en matière
de développement touristique n’est plus à souligner, il
pourrait cependant être encore accru.
D’importants ensembles de maisons de villes renforcent la
qualité de ce patrimoine ; un programme global de mise en
valeur devrait être mis en œuvre.
Lille métropole dispose en outre d’un patrimoine rural remarquable
qui est à préserver ; l’implantation sur le territoire métropolitain
de "hameaux de la mémoire" permettra le rassemblement
et la mise en valeur d’éléments témoins de l’habitat traditionnel.
La métropole possède également de nombreuses constructions
de grande qualité des XIXe et XXe siècle. Parmi les bâtiments
les plus remarquables du XXe siècle, il convient de citer
la villa Cavrois à Croix, due à Robert Mallet Stevens, récemment
acquise par l’État ; sa réhabilitation pour l’accueil de
fonctions culturelles est actuellement à l’étude.
Parmi les réalisations les plus intéressantes des deux derniers
siècles figure un important patrimoine industriel qui n’est
malheureusement pas toujours protégé.
La prise de conscience de sa qualité et de son intérêt est
croissante et le rôle pionnier de la métropole en matière
de réutilisation de ce patrimoine est largement reconnu
en Europe. Si certains bâtiments industriels ont été détruits,
nombreux sont ceux qui ont été rénovés et transformés en
logements, en bureaux,
|
|
ou encore en équipements. Dans le cadre de Lille 2004, les
"maisons folies" vont investir certains bâtiments
industriels remarquables comme la Condition publique à Roubaix,
l’usine Leclercq à Lille ou l’Hospice général de Tourcoing.
D’autres grands bâtiments industriels doivent retrouver une
nouvelle fonction pour participer au rayonnement de la métropole.
Si le patrimoine industriel a été en partie sauvegardé, les
machines, et plus généralement le savoir faire et l’histoire
de ces usines, ont très rarement fait l’objet d’une réelle
attention, mis à part quelques initiatives privées. La mémoire
scientifique et technique de l’ancienne capitale industrielle
française risque donc de disparaître en partie.
La préservation et la promotion de ce type de patrimoine,
à l’image de ce qui se fait chez nos voisins européens, pourrait
avoir un puissant effet d’attraction.
Le Forum des Sciences à Villeneuve d’Ascq contribue cependant
à pallier ce manque en présentant de manière très pédagogique
les technologies nouvelles et passées avec leurs machines
et leur histoire et les interrogations des citoyens sur les
développements de la science.
Les Archives du monde du travail à Roubaix constituent le
seul centre de ce genre en France. Il conserve la mémoire
des entreprises et du monde ouvrier. D’autres collections
importantes mais plus "généralistes" existent cependant,
notamment celle des archives départementales (les plus fréquentées
de France) ou les fonds anciens des bibliothèques (bibliothèques
universitaires, bibliothèques municipales, etc.).
La métropole lilloise se distingue par une concentration de
musées importants dont la notoriété dépasse largement les
limites de la région et les frontières, qui attirent de nombreux
étrangers, Anglais et Belges en tête.
Les principaux musées sont les suivants :
• Le Palais des Beaux Arts de Lille qui a réouvert ses portes
en 1998 après plusieurs années de travaux qui lui ont permis
d’agrandir considérablement sa surface d’exposition. Considéré
comme l’un des musées les plus importants de province, il
a notamment organisé en 1999 l’exposition Goya dont le retentissement
fut international.
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•
Le musée d’Art moderne de Lille Métropole à Villeneuve d’Ascq
qui fut le premier grand équipement culturel communautaire.
Sa très riche collection, constituée de nombreuses œuvres
de Picasso, Braque, Modigliani, Kandinsky ou encore Léger,
en fait l’un des musées les plus importants de France pour
cette période. Sa collection et ses expositions d’art comtemporain
ont un très grand rayonnement européen.
• Le musée de l’Hospice Comtesse à Lille, musée des Pays
Bas du sud, qui expose de nombreux objets, faïences et mobiliers
;
• Le musée des Beaux Arts de Tourcoing, rénové au début
des années 1990, qui abrite une riche collection d’œuvres,
de l’art ancien à l’art contemporain en passant par l’art
moderne ;
• La "Piscine", musée d’art et d’industrie de
Roubaix, inauguré en octobre 2001, aménagé dans un ancien
centre nautique. Il expose principalement les beaux-arts,
les arts décoratifs et un très riche fond textile témoignant
de l’activité industrielle de Roubaix depuis le milieu du
XIXe siècle ;
• Le musée d’histoire naturelle de Lille qui présente de
très riches collections zoologiques, géologiques et ethnologiques
de renommée européenne dans un bâtiment qui nécessite cependant
d’être rénové. La rénovation de ce musée constituera un
point fort de l’offre muséale de la métropole.
Enfin, suite à une importante donation, la réalisation d’un
musée d’art brut est envisagée.
En matière d’art contemporain, qu’il s’agisse de création
ou de diffusion, la position de la métropole est moins favorable.
Le nouvel Espace Croisé de Roubaix, centre d’art contemporain,
va renforcer les capacités en lieux d’exposition. Cependant,
pour redonner un rôle effectif à la métropole, il apparaît
nécessaire de développer d’autres lieux de diffusion et
de favoriser l’existence d’un tissu de galeries d’art de
qualité, permettant notamment aux artistes locaux d’être
exposés.
Dans le domaine de l’art moderne et contemporain, il faut
encore évoquer l’idée d’une galerie du Centre national d’art
et de culture Georges Pompidou, envisagée dans le quartier
Euralille.
|
|
L’image, l’audiovisuel et le cinéma
Avec la constitution d’un "pôle image" autour du
Fresnoy, Studio national des arts contemporains et du Centre
régional de ressources audiovisuelles (CRRAV) à Tourcoing,
la métropole entend développer un secteur économique porteur
d’activités et d’emplois. Déjà de nombreuses entreprises sont
spécialisées dans ce domaine très lié au développement des
technologies de la communication.
Dans le domaine de la vidéo, la métropole offre un nombre
encore assez limité de lieux de projections.
Ce n’est pas le cas des salles de cinéma qui ont connu depuis
quelques années des évolutions importantes :
• trois cinémas importants (4 ou 5 salles), demeurent en centre-ville,
deux à Lille et un à Tourcoing, alors que celui d’Armentières
a fermé ;
• deux multiplexes ont été créés, l’un en centreville à Lille
(14 salles), l’autre à Lomme près d’un grand centre commercial
(23 salles). Ce dernier est l’un des plus fréquentés de France
et a généré toute une zone de loisirs et restauration autour
de lui. Trois autres multiplexes sont envisagés, les deux
premiers dans les centres-villes de Lille et de Roubaix, le
troisième à Villeneuve d’Ascq au sein d’un parc de loisirs.
Parallèlement, une quinzaine de petites salles, fonctionnent,
essentiellement en périphérie, et ont parfois du mal à poursuivre
leur activité. Le développement de "l’art et essai"
notamment autour du cinéma le Méliès, à Villeneuve d’Ascq,
correspond à une attente du public.
La lecture
Parmi les priorités de développement figurent les bibliothèques
universitaires : elles ne sont à la hauteur, ni du nombre
d’étudiants, ni de la qualité des formations, ni, surtout,
de l’ambition de pôle universitaire européen. Cependant, il
faut noter la création de la nouvelle bibliothèque de la faculté
libre d’économie et celle de la nouvelle faculté de droit
à Lille.
De même, pour les bibliothèques publiques, on peut parler
d’un déficit dans l’arrondissement.
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SCHÉMA
DIRECTEUR DE DÉVELOPPEMENT ET D'URBANISME DE LILLE MÉTROPOLE
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| MIEUX
VIVRE LA VILLE DANS SA DIMENSION SOCIALE ET ÉCONOMIQUE |
Toutes
les communes de la métropole n’ont pas de bibliothèque,
et celles qui en ont une ne disposent pas toujours d’un
fond suffisant ni d’un nombre suffisant de points d’accueil.
Un important effort de développement doit être entrepris
dans ce domaine. Une mise en réseau des équipements pourrait
apporter des solutions. La bibliothèque municipale de Lille,
en tant que bibliothèque de dépôt légal régional, pourrait
voir son rôle conforté et renforcé.
Formation
Presque tous les domaines de la culture sont représentés
dans l’enseignement supérieur, avec l’école supérieure de
journalisme, l’école supérieure des arts appliqués textiles
à Roubaix, l’école d’architecture de Villeneuve d’Ascq,
l’école d’arts plastiques à Tourcoing, etc., auxquelles
s’ajoutera la future école de l’internet pour la mode, l’habillement
le textile à l’Union.
Le Fresnoy, studio national des arts contemporains, à Tourcoing
complète cet ensemble avec son centre de formation de haut
niveau qui accueille chaque année une promotion d’une trentaine
d’étudiants. Ce centre, équipement de dimension internationale,
a pour vocation de faire se croiser les différentes disciplines
artistiques et notamment les arts et l’image.
Les axes de développement
Les axes de développement principaux dans le domaine culturel
peuvent êtres recherchés dans :
• la poursuite de la mise en valeur du patrimoine architectural
et muséographie de la métropole, qui devrait accroître son
attrait touristique ;
• la valorisation du patrimoine industriel bâti et non bâti
et son articulation avec une ambitieuse politique de développement
de la culture scientifique et technique ;
• le renforcement des capacités de création, que ce soit
dans le domaine du spectacle vivant ou dans celui de l’image
;
• la création de nouveaux équipements dans le domaine de
l’art contemporain ;
• l’élargissement des publics, en particulier, en direction
des jeunes et des moins favorisés ;
• le développement des grands événements et notamment de
festivals capables de projeter l’image de la métropole hors
de ses frontières ;
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• la valorisation de la situation géographique de la métropole,
lieu d’osmose entre les principaux ensembles culturels d’Europe
occidentale : mondes latin et germanique ;
• la promotion de la diversité culturelle due aux immigrations
successives.
2.5.6. LES ÉQUIPEMENTS MILITAIRES
ET
PÉNITENCIERS
La place de l’armée, qui fut autrefois essentielle, est
encore importante par ses implications spatiales. La structure
actuelle des deux étatsmajors du 3e corps d’armée et de
la 2e région militaire s’organise autour de cinq pôles fonctionnels
:
• Lille Kléber avec le quartier Kléber, la corne de Gand,
le cercle des officiers sur 11 ha ;
• Lille Saint-Ruth avec le quartier Saint-Ruth, la caserne
Négrier, le parc à boulets sur 8,5 ha ;
• Lille Vandamme avec la caserne Vandamme, square du réduit
à Saint-Sauveur sur 1,8 ha ;
• Lille Citadelle avec la caserne Boufflers, le champ de
Mars, le stade et stand de tir, le parc sur 28 ha ;
• Lesquin, la base ALAT sur 9 ha.
La gendarmerie est représentée par vingt casernes, dont
la caserne Sénépart à Villeneuve d’Ascq (13 ha).
L’armée possède des propriétés qui ne correspondent plus
aux besoins et qui peuvent être réaffectées à d’autres usages
: le fort du Vert Galant à Wambrechies (12 ha), le fort
d’Englos (10 ha), l’ouvrage d’Enchemont à Fretin (10 ha).
L’armée occupe encore une place importante dans le centre
de Lille, dans la Citadelle, mais aussi aux abords du périphérique
; cette situation laisse des potentialités d’évolution pour
le très long terme. Malgré l’intérêt que représenterait
la Citadelle pour l’image de la métropole, il n’apparaît
pas envisageable de proposer un projet bien défini dans
le cadre de ce schéma.
S’agissant des équipements pénitentiaires,
l’implantation d’une nouvelle maison d’arrêt de 600 places
a été décidée en complément du site pénitentiaire de Loos,
au sud de l’autoroute A25, à Sequedin.
L’édification d’un second centre pénitentiaire
d’une capacité de 600 à 700 places a été décidée au sud
d’Annoeullin sur la RD41b.
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